Création du groupe EELV « Clapas Ecologie Nord Est Montpellier »

I]Aprés des mois de préparation nous avons arrêté la date de notre  ASSEMBLÉE GÉNÉRALE 2011 au Jeudi 23 juin 19h salle Municipale de Jacou.

Salle Hélène Boucher, avenue de Vendargues, au centre à côté du bureau de tabac

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« Europe Écologie Les Verts ( EELV), qui est à la fois un nouveau parti politique et un réseau de coopérateurs sensibles à la protection de notre environnement écologique et social, vient d’organiser son 1er congrès en deux phases, le congrès décentralisé (29 mai 2011 à Béziers) puis le congrès fédéral (du 3 au 5 juin à La Rochelle).

Après le succès de la Motion B « Maintenant, l’écologie ! » qui à obtenu 50,59% des voix des militants, Cécile Duflot a été réélue samedi soir secrétaire nationale d’Europe Écologie-Les Verts par les quelques 600 délégués avec un score de 92,7%.

C’est la première fois dans l’histoire du mouvement écologiste qu’un secrétaire national est réélu pour la troisième fois consécutive et pour la première fois aussi dès le 1er tour.

 Maintenant que ce moment important dans la vie de notre parti est passé, il va falloir se concentrer sur des enjeux plus régionaux.

 Il y a d ’abord le groupe local Clapas Écologie Nord Est Agglo Montpellier qui regroupe les 18 communes du canton de Castries ainsi que Le Crès, Montferrier, Campagnes, Garrigue et Clapiers. Ce groupe récemment validé par le conseil politique régional va bientôt réunir sa première assemblée générale. La mise en route de ce groupe a demandé un important investissement pour plusieurs d’entre nous en 2010/2011,

 
Cette AG annuelle est très importante car nous élirons notre bureau qui se composera de 2 portes parole, 1 secrétaire et un trésorier dans le respect de la parité.

Lors de cette AG, d’autres thèmes que l’on pourra discuter ensemble seront à l’ordre du jour :

    – La désignation d’un « référent » qui sera le représentant de notre Groupe Local auprès des instances régionales (cela peut-être un membre du bureau ou pas),

    – L’intérêt pour chacun de militer au sein du périmètre de Clapas Ecologie Nord Est et nos problématiques communes.

    – Le rapprochement libre de notre groupe avec un ou plusieurs autres groupes locaux afin de désigner un représentant à la future CPR : Nous avons commencé à discuter de cela, différentes possibilités existent avec des groupes limitrophes du notre ( Lunel, Pic Saint Loup,…). Mais cela dépend des évolutions statutaires régionales en cours qui seront également à l’ordre du jour.

    - La création d’un site ou blog comme vitrine de nos actions ( appel à volontaire).

    – Autres ? divers ?

GROUPE A PEINE NE, DEJA PHAGOCITE ? pour satisfaire les égos et les besoins d’élus et de « militants » carriéristes et politiciens aux visées bien éloignées des notres (qui sont plutôt proches des enjeux locaux) ?

Je vous laisse juge et vous livre les réflexions de Thierry V. de Clapiers, membre fondateur de notre groupe local :

« La mise en route de ce groupe a demandé un important investissement pour plusieurs d’entre nous en 2010/2011, mais les lois de la démocratie font que je serai probablement libéré prochainement de responsabilité au sein de ce groupe.

 Cette liberté et ce temps libre me permettront de m’investir dans d’autres domaines de l’écologie qu’elle soit politique ou pas.

 Au niveau de mon village d’abord ou beaucoup de choses sont à faire avec les amis du monde associatif et politique qui partagent nos valeurs dans les domaines de l’écologie, des transports,de l’équité sociale et de la préservation de notre environnement urbain et naturel.

  •  
    • La protection de nos collines, nos garrigues et de nos « clapas ».

    • L’urbanisation raisonnée et les aménagements qui vont modifier notre cadre de vie dans les années à venir.

    • La préservation des zones agricoles riches en biodiversité, qui font partie de notre culture et qui sont un rempart en cas d’incendie entre les zones urbanisées et les forêts.

    • La prévention contre les risques naturels (incendies comme celui destructeur de l’ été 2010, inondations, …)

    • La préservation du Lez qui s’écoule sur trente kilomètres et qui caresse Clapiers sur sa rive gauche. C’est dans cette zone que fût découvert en 1964 le Chabot du Lez une espèce rare et endémique.

    • Le Salaison également qui prend sa source sur la commune de Guzargues et qui traverse ensuite les communes de Teyran, du Crès et de Mauguio. Le cours actuel du Salaison rejoint l’étang de l’Or (4ème rang des étangs littoraux français).

    • Les étangs du Languedoc font partie du patrimoine régional que nous devons préserver. Pour cela, nous devons créer des ponts avec les habitants du littoral sud de Montpellier (de La Grande Motte à Frontignan) car l’écologie de nos ruisseaux et de nos rivières influe directement sur celle de nos étangs. Nous devons nous opposer à des projets comme celui de la construction de la station d’épuration de Carnon avec rejet des effluents dans l’étang du Maïre attenant à celui de l’Or.

 Au niveau du monde associatif ensuite ou je m’investis déjà, en particulier dans la sauvegarde de la faune locale en participant à un programme national de réintroduction d’espèce en voie de disparition.

 Enfin, il y aura le congrès régional de l’automne 2011 ou seront élus les futures membres de la CPR en tenant compte je l’espère des leçons du passé ».

 Thierry V., Clapiers

Membre du conseil politique régional (CAPR t) Du Languedoc Roussillon

Signataire de la motion « Maintenant »

Délégué au congrès de La Rochelle 2011

Futur ex porte parole du groupe local Clapas Écologie Nord Est Agglo Montpellier

Ancien membres de la coordination départementale des verts Hérault »

Le rédacteur V.Meynier : secrétaire (élu) tout aussi provisoire du CENEM. entrisme,clientélisme,manipulation politicienne,groupe europe ecologie clapas ne agglo

 

II Annexe 1 : Culture de melons à Clapiers sur le Domaine de Viviers: photos à venir

Je joins quelques réflexions de Nils Ferrand, Président de Clap’Bike :

« Tous les clapiérois ont pu constater le redémarrage agricole 
>intensif du domaine, et nous habitons désormais au creux d’une 
> charmante et blanche houle, nos vallons étants la cible d’une 
> procession de chenilles plastiques (c’est le nom métier de ces 
> micro-serres). En principe on ne peut que se féliciter de 
> l’activité agricole revigorée. Mais hormis le léger impact 
> paysager, plusieurs questions sont latentes :
> 1. que va t’il advenir de ces plastiques ? Vont ils être 
> correctement ramassés et traités ? ou sont ils biodégradables (ça 
> existe) ? Sinon l’avenir est au pailletage de tous les buissons de 
> la commune.
> 2. quid de l’eau ? Quelques chiffres pour suivre…
> Le besoin d’irrigation d’un melon sous chenille est d’environ 280mm 
> pour un rendement de 30t/ha (source BRL). Quelques règles de 3 plus 
> tard, on constate qu’à l’hectare ça représente environ 3000 m3 (par 
> saison – au fait chaque kg de melon « pèse » donc 100kg d’eau pour le 
> produire), soit pour 50ha (au fait quelle superficie réelle en 
> melon ?), 150.000 m3. Je vous rappelle que la consommation par 
> personne en habitat résidentiel dans le coin est de l’ordre de 70m3/
> an (votre piscine seule fait de 20 à 30m3 et perd 100 l/j par 
> évaporation en été). Grosso modo ça représente donc la consommation 
> de 2000 personnes. Ce n’est pas abuser ici de comparer puisqu’en 
> été l’eau BRL (du Rhône, utilisée pour l’irrigation et pour 
> certains de vos jardins) alimente le Lez et la station Arago qui 
> dessert Montpellier Agglo en eau potable (440.000m3 de transfert 
> Rhône-Lez en 2009 – Source Veolia). Donc Clapiers-Jacou ont gagné 
> l’équivalent de 2000 habitants consommateurs d’eau (base 50ha 
> planté – à confirmer). Dont acte. Mais débart ouvert à l’heure du 
> démarrage de la consultation AquaDomitia (exprimez-vous donc : 
> http://www.armadiyo.com/cpdp-aquadomitia/demarche.php) »

 

 

II Annexe 2 : Avis d’ouverture d’enquête publique Aquadomitia :

 

 

 

 

 

L’extension du réseau hydraulique régional en débat public à l’automne 2011

Aqua Domitia est un projet d’extension du réseau d’eau brute du Languedoc-Roussillon.

Porté par la Région, gestionnaire du réseau, et par son concessionnaire BRL, il consiste à acheminer l’eau du Rhône par des conduites enterrées, depuis le sud de Montpellier vers des territoires des départements de l’Hérault et de l’Aude.

Du fait de sa dimension trans-bassins, le projet a été soumis à la Commission nationale du débat public (CNDP), laquelle a confié à une Commission Particulière le soin d’organiser un débat public. Indépendante du maître d’ouvrage (BRL), la CPDP a pour mission de préparer, organiser et animer le débat en toute neutralité et impartialité de façon à en garantir le bon déroulement, la richesse et l’objectivité.

 
Le débat intervient en amont de toute décision concernant la réalisation du projet et portera sur ses opportunités, objectifs et caractéristiques. Il devrait se dérouler de septembre à décembre 2011.

Consultation du public en amont du débat

Parallèlement aux rencontres avec les différents acteurs du territoire, la CPDP met en place préalablement au débat un dispositif de participation sur Internet destiné au grand public, qui sera consulté entre le 30 mai et le 20 juin sur la question suivante :

Quels sont, selon vous, les principaux thèmes à aborder dans le cadre du débat public Aqua Domitia ?
Le résultat de cette consultation sera pris en compte par la Commission particulière dans l’organisation du débat public.

Dans cet espace, les internautes trouveront également toutes les informations législatives relatives au débat public, ainsi que la présentation générale du projet et des interviews du maître d’ouvrage, de la CPDP et de la Région.
www.debatpublic-aquadomitia.org

D’autres systèmes de retraite par répartition sont possibles …

Surcoût des retraites pour les finances publiques, en points de PIB
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Les comparaisons européennes en matière de retraite révèlent que la France est loin d’être le plus mauvais élève de la classe. Et si le gouvernement mène à bien sa réforme, nous risquons d’adopter l’un des systèmes les plus durs du continent.

 

Les Français ont les retraités les plus jeunes d’Europe, va répétant le gouvernement. Et, en effet, la « retraite à 60 ans » paraît bien précoce comparée à celle de nos voisins: seule la Belgique connaît un seuil aussi bas en Europe. Aux yeux du gouvernement, la conclusion s’impose donc d’elle-même: il faut retarder l’âge minimal d’ouverture des droits à la retraite (60 ans) pour ajuster la durée de la vie de travail sur l’allongement de la vie tout court. A y regarder de plus près, les comparaisons internationales sont pourtant loin de conduire à des conclusions aussi unilatérales.

L’âge minimal de départ n’est en effet qu’une composante des systèmes de retraite. Il doit être mis en regard d’autres paramètres, notamment la durée de cotisation minimale requise, les conditions d’accès à une retraite à taux plein, l’âge réel de départ ou encore les dispositifs qui permettent de prendre une retraite anticipée. Si l’on tient compte de tous ces éléments, les comparaisons internationales dessinent alors un tableau assez différent: non seulement la France n’est pas le mauvais élève de la classe européenne, mais elle risque d’adopter l’un des systèmes les plus sévères du continent si le gouvernement mène à son terme la réforme qu’il a annoncée le 16 juin dernier.

Des écarts en réalité plus limités

Pour justifier le report au-delà de 60 ans de l’âge minimal d’ouverture des droits à la retraite dans l’Hexagone, on a coutume de citer en exemple la plupart de nos voisins: 65 ans en Allemagne, en Espagne, aux Pays-Bas, au Royaume-Uni, en Grèce, en Pologne, au Danemark… En oubliant de préciser l’horizon souvent lointain de ces projets: 67 ans en Espagne et aux Pays-Bas d’ici à 2025, au Danemark d’ici à 2027, en Allemagne d’ici à 2029 et même 68 ans au Royaume-Uni d’ici à… 2046).

Mais les écarts entre pays sont en réalité plus limités: en Allemagne, par exemple, il est possible de partir dès 63 ans si l’on totalise 35 ans de cotisation; de même aux Pays-Bas si l’on a contribué 40 ans à un fonds de pension. Outre-Manche, les retraites anticipées sont également monnaie courante: depuis 2006, un salarié peut liquider sa retraite complémentaire (seconde pension d’Etat ou fonds de pension privé) dès 50 ans, c’est-à-dire avant même de pouvoir percevoir sa retraite de base, qui est d’un montant faible. Par ailleurs, certains pays font une différence entre hommes et femmes. Ainsi, les femmes britanniques, italiennes, grecques et polonaises peuvent faire valoir leurs droits à la retraite dès 60 ans, comme les Françaises.

En outre, l’âge légal d’ouverture des droits ne dit pas tout. En France, par exemple, cette mesure ne donne pas droit immédiatement à une pension à taux plein: il faut en effet attendre 65 ans pour pouvoir y prétendre si l’on n’a pas validé la durée de cotisation requise (au moins 162 trimestres, soit 40,5 ans actuellement, et 164 trimestres en 2012). Dans ces conditions, si l’on part en retraite entre 60 et 65 ans, la pension est amputée: une minoration lui est appliquée, qui atteindra 1,25% par trimestre manquant en 2015. Un mécanisme complexe et peu lisible que ne pratiquent pas toujours nos voisins. Plusieurs d’entre eux ne font pas de distinction entre âge minimal d’ouverture des droits et âge d’obtention d’une pension complète: c’est le cas de l’Espagne, des Pays-Bas, du Danemark ou du Royaume-Uni. Et si l’on compare les âges à partir desquels on peut prétendre à une pension sans décote, la France se situe actuellement au même niveau que l’Allemagne, le Canada, les Etats-Unis, l’Espagne, le Royaume-Uni ou encore le Danemark.

Un départ en retraite très différent selon les pays

 

France

 

 

  • Age minimum: 60 ans
  • Durée de cotisation: 40,5 ans pour un taux plein
  • Taux plein (a): à 65 ans
  • Sortie du marché du travail: à 59,3 ans en moyenne (2008)
  • Liquidation des droits (b): à 60,2 ans en moyenne en 2004; à 61,5 ans en 2009
  • Réforme en projet: l’âge minimum passera à 62 ans d’ici à 2018, l’âge du taux plein à 67 ans et la durée de cotisation sera portée à 41,5 ans en 2020

 

 

Allemagne

 

 

  • Age minimum: 63 ans
  • Durée de cotisation: 35 ans
  • Taux plein (a): à 65 ans
  • Sortie du marché du travail: à 61,7 ans en moyenne (2008)
  • Liquidation des droits (b): à 63,2 ans en moyenne en 2006 (60,7 ans avec les dispositifs d’invalidité)
  • Réforme en cours: l’âge du taux plein passera de 65 à 67 ans d’ici à 2029. L’âge minimum reste inchangé et il sera toujours possible de partir à 65 ans sans décote avec 45 ans de cotisation

 

 

Espagne

 

 

  • Age minimum: 65 ans
  • Durée de cotisation: 15 ans minimum et 35 ans pour une retraite à taux plein
  • Taux plein (a): à 65 ans
  • Sortie du marché du travail: à 62,9 ans en moyenne (2008)
  • Liquidation des droits (b): à 62,9 ans en moyenne (2006)
  • Réforme en cours: l’âge minimum va être porté à 67 ans avec 25 ans de cotisation minimum d’ici à 2025

 

 

Pays-Bas

 

 

  • Age minimum: 65 ans, ou 63 ans si 40 ans de cotisation à un fonds de pension
  • Durée de cotisation: 50 ans de résidence
  • Taux plein (a): à 65 ans
  • Sortie du marché du travail: 63,2 ans en moyenne (2008)
  • Liquidation des droits (b): à 65 ans en moyenne
  • Réforme en projet: l’âge minimum va être porté à 67 ans d’ici à 2025

 

 

Royaume-Uni

 

 

  • Age minimum: 65 ans pour les hommes, 60 ans pour les femmes.
  • Durée de cotisation: 44 ans pour les hommes et 39 ans pour les femmes
  • Taux plein (a): à 65 ans pour les hommes, 60 pour les femmes
  • Sortie du marché du travail: à 63,1 ans en moyenne (2008)
  • Liquidation des droits (b): à 62,3 ans en moyenne (2006)
  • Réforme en cours: l’âge minimum va être porté à 68 ans d’ici à 2046, mais la durée de cotisation passe à 30 ans

 

 

Danemark

 

 

  • Age minimum: 65 ans, ou 60 ans grâce au plan d’épargne retraite anticipée
  • Durée de cotisation: 40 ans de résidence
  • Taux plein (a): à 65 ans
  • Sortie du marché du travail: à 61,3 ans en moyenne (2008)
  • Liquidation des droits (b): 61,9 ans en moyenne (2006)
  • Réforme en cours: l’âge minimum va être porté à 67 ans (62 ans avec le plan d’épargne retraite anticipée) d’ici à 2027

 

Compensations

Les Français ne sont donc pas aussi privilégiés qu’on le dit. Et si le gouvernement mène à bien sa réforme en rehaussant de deux ans à la fois l’âge d’ouverture des droits à la retraite et celui d’obtention d’une pension complète (soit respectivement à 62 et 67 ans), notre système deviendrait même l’un des plus durs d’Europe. Notamment en raison de la durée très élevée de cotisation requise: 40,5 ans aujourd’hui et 41,5 ans en 2020…

En effet, la plupart des pays qui ont décidé de relever les seuils d’âge compensent ce durcissement par des durées de cotisation inférieures. Le Royaume-Uni n’exige désormais que 30 ans de cotisations (contre précédemment 44 ans pour les hommes et 39 ans pour les femmes), l’Espagne se contente de 15 ans de cotisations minimums et de 35 ans pour une pension complète, et les Pays-Bas demandent 50 ans… de résidence dans le pays. Autrement dit, dans la plupart des autres pays, les personnes ayant eu des carrières incomplètes sont moins pénalisées qu’en France. Les Français, eux, s’apprêtent à combiner hausse des âges minimaux et durée élevée de cotisation: ils appuient sur les deux pédales en même temps! Seuls les Allemands envisagent d’ici à 2029 un dispositif plus dur, avec un âge de pension complète à 67 ans, ou à 65 ans pour ceux qui auront cotisé… 45 ans.

Les comparaisons européennes sont encore plus fragiles si l’on considère les nombreuses dérogations aux âges minimaux qui ont été aménagées dans les différents systèmes. En Espagne, par exemple, certaines professions peuvent ainsi profiter de départs anticipés: cheminots, marins, mineurs… Par ailleurs, des dispositifs d’invalidité abritent parfois une part significative des seniors à l’approche de la retraite, selon l’enquête Share: 9,6% des 50-65 ans au Royaume-Uni, 12,9% aux Pays-Bas, 15,8% au Danemark, contre seulement 3,9% en France en 2004. L’Espagne propose également des retraites anticipées aux salariés mutualistes ainsi qu’aux licenciés économiques et aux chômeurs de longue durée ayant 30 ans de cotisation. Résultat: en dépit de la volonté politique affichée, un quart des nouveaux retraités espagnols liquident leurs droits avant 60 ans.

Contournements

La plupart des pays d’Europe ont essayé de limiter au maximum ces possibilités de départ anticipé. Mais des stratégies de contournement se sont rapidement mises en place. Aux Pays-Bas, le gouvernement a ainsi créé en 2006 le levensloopregeling (régulation du cycle de vie). Ce compte épargne-temps permet aux salariés de mettre de côté une partie de leur salaire pour bénéficier d’un congé sabbatique le moment venu. Depuis, ce mécanisme est massivement utilisé comme une préretraite qui ne dit pas son nom. Les employés peuvent ainsi capitaliser l’équivalent d’un congé payé de 2,1 ans à plein salaire, ou encore d’un congé de trois ans si l’on se contente de 70% de son ancien salaire. De quoi faire la jointure entre la cessation d’activité et la retraite sans trop entamer sa pension.

Au Danemark, c’est l’Efterløn qui joue ce rôle. Ce plan d’épargne retraite permet de quitter la vie active jusqu’à cinq ans avant l’âge légal, soit à 60 ans au lieu de 65 ans. Ce dispositif optionnel est géré par les caisses d’assurance chômage et subventionné par des exonérations fiscales. Au titre de ce plan, une personne qui a cotisé pendant trente ans a versé de sa poche l’équivalent de 13 800 euros une fois retranchées les déductions fiscales. En échange, s’il part à 60 ans (soit cinq ans avant l’âge légal), il perçoit pendant ces cinq années un salaire annuel de 23 900 euros. Le dispositif est tellement intéressant qu’il a probablement entraîné la baisse de l’âge de sortie du marché du travail constatée au Danemark: de 64 ans en moyenne en 2000, il est en effet tombé à 61,3 ans en 2008. Une situation pour le moins paradoxale dans un pays qui en théorie veut repousser à 67 ans l’âge minimal de la retraite.

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–>Cet écart important entre âge de départ en retraite et âge de cessation d’activité n’est cependant pas une particularité danoise. Un peu partout en Europe, on cesse de travailler avant l’heure de la pension complète et même parfois avant l’âge de l’ouverture des droits: à 59,3 ans en France en moyenne, 61,7 ans en Allemagne, 62,9 ans en Espagne, 63 ans au Royaume-Uni en 2008, etc. Selon les chiffres de l’OCDE, en Allemagne, au Royaume-Uni ou en Espagne, il s’écoule ainsi en moyenne entre deux et trois ans entre le moment où les personnes quittent le marché du travail et le moment où elles peuvent officiellement faire valoir leurs droits à la retraite.

Les comparaisons internationales doivent donc être maniées avec prudence. D’autant qu’il faut également tenir compte des différences importantes en termes d’équilibre démographique. Des pays dont les taux de fécondité sont particulièrement bas, comme l’Allemagne, devront faire face à des déséquilibres préoccupants d’ici à quinze ans. En revanche, des pays dont la natalité est plus robuste auront de moindres besoins. C’est le cas de la France. Si l’on considère l’effort que vont devoir réaliser les différents Etats européens pour financer leur système de retraite dans les vingt ans qui viennent, les montants sont souvent plus limités en France qu’ailleurs.

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–>Cela ne suffit pas, bien sûr, à évacuer la nécessité de réformer le système français. Mais plusieurs conditions s’imposent. En particulier une réelle prise en compte de la pénibilité des tâches et des carrières longues. Il faudrait aussi que la situation s’améliore sur le marché du travail. Non seulement nous en sommes loin, mais l’augmentation récente du chômage chez les seniors rend l’exercice particulièrement périlleux. Dans un tel contexte, la réforme risque de se traduire par un report de charge sur l’assurance chômage et, à terme, par une baisse des pensions.

Thierry Pech
Laurent Jeanneau
Alternatives Economiques n° 293 – juillet 2010

Concertation sur le PDU de l’Agglo de Montpellier : c’est parti !

 

Conférence de presse du Jeudi 10 Juin 2010

Conférence de presse du Jeudi 10 Juin 2010

 

Conférence de presse d’un collectif d’associations du Nord de l’Agglo, soutenu par le groupe EE « Dynamique Ecologiste à Clapiers »,  formulant des propositions sur le Plan de Déplacement Urbain de l’Agglo de Montpellier.

http://www.midilibre.com/articles/2010/06/11/MONTPELLIER-Contribution-collective-au-futur-PDU-1264328.php5

Charte des transports doux et propres sur Clapiers

* CHARTE DES TRANSPORTS DOUX et PROPRES sur CLAPIERS *

Cette charte vise à privilégier les transports non polluants sur toute l’étendue du territoire de la commune de Clapiers donc :

a) avantager les piétons et les cyclistes,
b) réduire les déplacements automobiles, sources de bruit, de pollutions et d’insécurité,
c) privilégier le co-voiturage et les parkings de délestage en périphérie,
d) doter la police municipale et la Mairie de véhicules à émission de CO2 réduite (vélos, scooters et voitures électriques, etc…)

Rappelons que la circulation automobile aggrave l’effet de serre (réchauffement climatique du au CO2) et émet de nombreux polluants (oxydes d’azote, particules, etc…) soupçonnés de déclencher des allergies et des cancers. Suspendez un drap blanc dans une rue passante et vous aurez une petite idée de ce que votre nez et vos poumons aspirent.

1. Nous proposons de prolonger les pistes cyclables convergeant sur Clapiers à l’intérieur même de Clapiers sous forme de marquage au sol (bandes cyclables). Nous proposons aussi de poser des râteliers à vélo dans les endroits stratégiques. Nous aménagerons tous les passages problématiques pour les piétons et les cyclistes ainsi que pour les poussettes et les fauteuils roulants : escalier du haut de l’impasse de l’Aulmière, escalier du foyer du Romarin,

trottoir du haut de la montée de la Fiole, giratoire de l’Eolienne, etc…

2. Nous envisageons de créer et d’aménager des parkings périphériques dans Clapiers (MJC, Ecole du Calvaire,..) de manière à inciter les Clapiérois à y laisser leur véhicule avant de s’engager dans le village :

- agrandissement du parking du bas de l’école du Calvaire afin de créer un espace beaucoup plus grand permettant la dépose et la reprise des enfants à partir de ce parking afin d’en faire l’accès principal à l’entrée de l’école du Calvaire.

- réflexion en cours sur la circulation autour de l’école du Bosc,…

- ces aménagements prévoiront l’installation de garages à vélos et la création d’ entrées et d’e sorties différenciées permettant une rotation plus sécurisée et moins polluante des voitures des parents.

3. Nous envisageons de rendre quasi-piéton l’hyper centre de Clapiers, dans un premier temps au moment des rentrées et sorties d’école :

- nous sommes favorables au pavage des principales rues, ce qui redonnera un cachet « historique » au centre du village et aura pour effet immédiat de faire baisser la vitesse de circulation.

- nous proposons la fermeture de deux rues à la circulation aux heures d’entrée et sortie de classe grâce à une borne amovible disparaissant dans la chaussée (selon le principe de fermeture du centre ville de Montpellier) aux heures d’ouvertures des rues et permettant ainsi
le passage du bus aux horaires de fermeture : il s’agit de la rue du Calvaire et du haut de la rue des Mouillères.

4. Nous envisageons de rendre « vert » (sans voitures), l’itinéraire de la « route des chevaux » (fin de la rue de Baillarguet) le Dimanche après-midi avec création de parkings à l’entrée et à la sortie de cette route. Elle est en effet le lieu de balade dominicale de nombreux clapiérois et montpelliérains.

5. Nous vérifierons la praticabilité des itinéraires piétons et cyclistes (incluant poussettes, fauteuils roulants, vélos avec remorque) en toute sécurité et légalité sur toute l’étendue du territoire de la commune de Clapiers.

Vincent Meynier